
Eva Amiryan: Expression dans chaque trait
Eva Amiryan
artiste
On me demande souvent quand j’ai commencé à peindre. Je ne sais jamais comment répondre à cette question, car aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours peint. Notre maison a toujours été remplie de toiles, de pinceaux et de peintures. Je n’avais jamais remarqué que ce n’était pas la norme chez les autres et que c’était en fait dû à l’intérêt que je portais à la peinture et à la volonté de mes parents de m’encourager sur cette voie. Peindre a toujours été une évidence pour moi, c’est la seule chose qui me vient instinctivement et intuitivement. Dans tous les autres domaines, c’est plutôt l’inverse. Pour moi, la peinture est une forme de méditation, un moyen de concentrer toute mon énergie sur un point.
Depuis septembre 2025, j’étudie les beaux arts à la Haute école d’art de Zurich (ZHdK), grâce à la Fondation Fritz Gerber. Son soutien est incroyable et je lui suis très reconnaissante.
Le cursus Fine Arts offre une liberté créative totale pour s’accomplir dans sa propre pratique artistique. Les connaissances spécialisées des enseignants renommés aident à se perfectionner, et l’école offre toutes les infrastructures dont on peut rêver pour mettre en œuvre ses propres idées.
Du 16 au 18 décembre 2025, nous avons exposé nos travaux du premier semestre. Auparavant, j’avais déjà exposé mes travaux au lycée d’Oberwil, où j’avais également choisi la spécialité Arts plastiques, ainsi que dans le cadre de l’exposition régionale «Kunst in Reinach». J’adore montrer mes tableaux et en discuter avec d’autres personnes. Il est très important pour moi que mon art touche les gens. Même si j’aimerais qu’il en soit différemment, je ne fais pas partie des artistes qui se moquent de ce que les gens pensent. Toucher les gens avec mon art est l’une des principales raisons pour lesquelles je le pratique.
Lors de l’exposition semestrielle, j’ai présenté une série d’œuvres sur le thème «Hunger» (la faim): cinq peintures, toutes réalisées à l’acrylique et au pastel à l’huile sur des toiles de 80 x 80 cm. Elles sont fortement imprégnées d’images et de thèmes religieux. J’aime associer mon travail à un niveau théorique. Dans la série «Hunger», je me suis intéressée au sentiment de faim spirituelle et au désir de pouvoir croire en quelque chose. Les œuvres ne faisaient pas nécessairement l’éloge de la religion, elles traitaient plutôt d’une jalousie. J’ai également essayé de représenter le thème de la faim à travers des figures émaciées.
J’aime beaucoup peindre de manière expressive. Il est important pour moi de combiner conception esthétique et expression émotionnelle et de donner de l’espace aux deux. J’aime particulièrement peindre des portraits, car c’est dans les visages que je trouve la plus grande force expressive. À cet égard, les couleurs jouent un rôle central, elles sont l’élément le plus important de mon art.
Je n’ai pas l’intention de renoncer à la peinture classique. Je préfère m’approprier d’autres techniques telles que l’aquarelle ou la peinture à l’huile et continuer à expérimenter des thèmes et des formes.
Comme la plupart des autres étudiants et étudiantes en art, j’aimerais devenir artiste indépendante. Je suis impatiente de découvrir ce que l’avenir me réserve.
Eva Amiryan
décembre, 2025
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